Le Rallye des Gazelles, pour repousser les limites
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    Catherine Zakel et Nell Bonnet prêtes pour l’aventure.
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    Mais auparavant il aura fallu maîtriser toutes les capacités de leur 4X4.
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    Et pour y parvenir il fallait d’abord parfaire la condition physique.
 
Le Rallye des Gazelles, pour repousser les limites
Malgré la sclérose en plaque, une Saint-Hilairoise, accompagnée de sa cousine, a décidé de se lancer dans cette aventure hors du commun.
 

Si le mot aventure peut revêtir dans l’imaginaire collectif, les couleurs du sable, la chaleur du soleil et le parfum d’ailleurs, elle commence souvent au coin de la rue.

Pour Catherine Zakel et Nell Bonnet, il n’y a pas eu d’exception à la règle. Mais au delà de ce projet de participer au mois de mars 2018 au très exigeant Rallye des Gazelles, qui propose de découvrir le désert marocain, les deux cousines se sont découvert bien avant d’attaquer la première dune, des trésors d’inventivité et de volonté.

De soirées en manifestations, de la vente de calendriers à celle de porte-clés, de conférences en visites de collèges, Nell Bonnet franchit des étapes dont elle n’imaginait même pas pouvoir s’approcher un jour.

Tout bousculer à 40 ans

« Tout a commencé le jour de mes 40 ans. Avoir 40 ans, bof c’était pas terrible. Alors j’ai voulu faire quelque chose d’important » dit la jeune maman, infirmière de bloc opératoire à la clinique Bonnefon. Elle a donc décidé, sans avoir plus que ça, d’atomes crochus avec le sport automobile, de se lancer le défi de crapahuter huit jours et huit nuits dans le désert, « avec des variations de températures insensées, des journées de 16h au volant, la découverte du franchissement en 4X4 et autres joyeusetés de la navigation sans GPS, ni balises ». Et sans jamais avoir rien expérimenté de tout ça.

La lutte contre le mal

De quoi en rebuter plus d’un ou plus d’une. D’autant que, et c’est plus qu’un détail qui a son importance, Nell souffre depuis une vingtaine d’année, d’une maladie auto immune : la sclérose en plaque.

Nell a donc choisi d’adresser un véritable doigt d’honneur à ce mal qui lui colle à la vie et qu’elle détourne avec une énergie sans borne. Il y a six ans Nell a été obligée de se munir d’une canne pour pouvoir marcher. « Ça je l’ai très mal vécu. Alors j’ai multiplié les séances de kiné pour réussir à me débarrasser de cette canne ». Aujourd’hui Nell marche droite comme un “I”. Maman d’une jeune fille de 17 ans, Nell a su cependant mener une carrière professionnelle exigeante. Beaucoup dans son cas, auraient pu se contenter de ça. Pas Nell qui a donc choisi ce défi automobile, tout en prenant les précautions médicales qui s’imposent « Mon neurologue m’a donné son feu vert et le médecin de la course est entré en contact avec lui. Je sais que le stress, la chaleur, la fatigue ne sont pas les plus adaptés pour freiner les effets de la maladie, mais je veux mener cette aventure jusqu’au bout » martèle Nell de son regard déterminé.

Enfin et ce n’est pas le plus simple, il fallait aussi boucler un budget de 35 000€, dont près de la moitié rien qu’en droits d’inscription.

Pari en passe d’être réussi pour l’équipage qui portera le numéro 127.

Maintenant, Nell et sa cousine n’ont qu’une hâte. S’installer dans la voiture, de deux personnes, n’en faire qu’une, et vivre cette ultime étape de l’aventure non pas comme une épreuve, mais comme la récompense suprême d’un long parcours initiatique entamé 18 mois auparavant. L’aventure a déjà commencé.

Des lycéens s’embarquent dans l’aventure

Plutôt que de vivre ce défi sportif et humain en égoïstes, les deux jeunes femmes ont choisi de le partager. Tout d’abord à travers l’association qu’elles ont créée, la “SEP Nous Rallye”. Puis ensuite en collaborant avec l’association “Cœur de Gazelles” qui, dans le cadre du rallye, propose une opération humanitaire dans le sillage de la course.

Enfin, Nell Bonnet a su convaincre les professeurs de mécanique du lycée Jean-Baptiste Dumas, de s’immiscer dans le projet. Le Nissan Patrol 4X4 a été longtemps entre les mains des élèves qui ont proposé des aménagements auxquels même l’équipage, n’aurait pas pensé. Des professeurs de mathématiques, de géographie, se sont associés à la démarche pédagogique afin de proposer à leurs élèves, des cours qui s’appuyaient sur ce projet sportif.

 
vendredi 06 octobre 2017
 
 
 
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