Comment lutter contre le “moustique tigre” ?
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    Aedes albopictus, dit “moustique tigre”, est présent sur Alès Agglomération.
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    Aedes albopictus, dit “moustique tigre”, est présent sur Alès Agglomération.
 
Comment lutter contre le “moustique tigre” ?
Une cellule spéciale a été activée par Alès Agglomération pour se mobiliser contre les Aedes albopictus, dits “moustiques tigres”.
 

Le “moustique tigre” fait l’objet, dans le cadre d’un plan national mis en place par le Ministère de la Santé, d’une surveillance et d’actions de lutte gérées par l’Entente Interdépartementale de Démoustication (EID). Pour parvenir à agir efficacement contre la prolifération de cette espèce, il est indispensable de sensibiliser l’ensemble de la population. Des mesures simples existent.

Évacuez toutes les eaux stagnantes.

Pour bien le combattre, il faut bien le connaître. D’abord, le “moustique tigre” se développe majoritairement en zone urbaine (pour 80 % d’entre-eux), est agressif et adore s’en prendre aux êtres humains plutôt qu’aux animaux. Ensuite, il pique principalement de jour, de préférence au lever ou au coucher du jour. Sa durée de vie est d’environ un mois et une femelle peut pondre jusqu’à 1 500 œufs. C’est d’ailleurs à ce niveau qu’il convient d’agir : la femelle pond dans les eaux stagnantes, comme par exemple dans les vases, soucoupes de pots de fleurs, gouttières mal vidées, vieux pneus, récipients abandonnés, mais aussi dans les flaques d'eau créées par des précipitations. En supprimant tous ces points d’eau, vous supprimerez les lieux de ponte et donc leur présence. En claire : évacuez toutes les eaux stagnantes.

Une cellule en veille sur l’Agglo

Sur demande de Max Roustan, président d’Alès Agglomération, plusieurs techniciens de la collectivité se sont réunis en mai et juin afin d’actualiser les moyens de lutte contre le “moustique tigre”. Pilotée par la Direction développement durable, la cellule “Albopictus” a ainsi été ainsi réactivée.

Plus d'infos

Le Gard en vigilance

Depuis le 6 septembre 2011, le département du Gard a été classé, par arrêté interministériel, en niveau 1 (sur 5) du plan national Anti-dissémination du Chikungunya et de la Dengue. Ce niveau correspond à une identification du “moustique tigre” dans le département, sans transmission des virus précités à au moins un de ses habitants.
Au niveau départemental, le Préfet a donc approuvé le 15 mai 2012, par arrêté, le plan ORSEC Dispositions Anti-dissémination du Chikungunya et de la Dengue.

Quel risque sur l’Agglo ?

Pour qu’il y ait un risque de transmission de ces maladies sur le territoire d’Alès agglomération, voici le scenario :
Un voyageur infecté en zone d’endémie (Asie du sud-est, Amérique du sud, Afrique) revient dans un département dans lequel le “moustique tigre” est implanté. Le voyageur se trouve ainsi en phase virémique (présence du virus dans le sang jusqu’à sept jours après le début des signes cliniques) et peut se fait piquer par Aedes Albopictus (moustique tigre).
Après quelques jours, le moustique infecté après piqûre du voyageur contagieux devient à son tour infectant et peut alors contaminer d'autres personnes par sa salive lors de piqûres. Un cycle de transmission peut alors commencer avec apparition de cas autochtones et de foyers.

 
mercredi 28 juin 2017
 
 
 
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